Mercredi 18 jullet, dans le studio Télépoche. Lorsqu'on annonce à Jade, la jolie meuneuse des Batang, l'arrivée de Grégoire son ex-adversaire des Guntaos, elle s'exclame: "Je l'attends de pied ferme avec une batte de base-ball." Et pourtant ... Il y a, entre ces deux-là, une amitié forte, plus profonde que leur ancienne rivalité dans "Koh-Lanta". Face à face, ils se titillent, se coupent la parole et rient aux éclats. Entretien mise au point!
Dès le début de l'aventure, Jade, vous avez eu des mots assez durs envers Grégoire. Pourquoi?
Grégoire:Ah! Je suis content qu'on en parle !
Jade: C'est-à-dire que Grégoire, plus on perdait, plus il nous narguait...
G.: (surpris) Je vous narguais pas Jade, je t'assure! Je suis quelqu'un de très humble.
J.: Pourtant, je ne suis pas le seul à le dire. Demande à Kévin, il te détestait! Tu restait toujours droit, regard baissé, visage fermé, avec un air supérieur.
G.: Ce n'est pas narguer, ça! (Se retournant vers nous.) Quant on n'a rien mangé depuis une semaine et qu'arrive l'épreuve qui peut rapporter du riz, des machettes ou du matériel de pêche, on se défonce, on est prêtà tout. J'avais la pression, je restait concentré., Et quand mon équipe gagnait, je préférais la jouer profil bas, par respect pour mes adversaires.
J.: D'accord. Mais chez les Batangs, ça a été mal interprété., on a
Et vous Grégoire, comment vous trouviez Jade?
G.: Très bonne commèdienne ! Son visage exprimait une intense souffrance, comme si elle en bavait térriblement et, en même temps elle luttait avec facilité...
J.: (étonnée a son tour)Mais j'ai peiné vraiment, ce n'était pas du chiqué. les vers je n'ai pas semblant de vomir.
Qu'attendiez-vous de Koh-Lanta ?
J.: Je voulais prouver a mon fiancé, Olivier, que je n'était pas une trouillarde. Que j'était capable de donner le maximum, sans prendre la poudre d'escampette au premier obstacle. Je pense avoir réussi.
G.: (songeur) Franchement , j'ai posé ma candidature sans arrière pensée. Je crois que j'avais quelque chose à me prouver. Survivre, faire du feu et me nourrir par mes propres moyens, fabriquer un abris... L'aventure, quoi !
Comment vous êtes-vous préparés avant de partir? En dormant beaucoup, en mangeant mois pour habituer votre estomac?
J.: Plutôt en mangeant plus!
G.: Oui, il fallait faire des réserves. Moi j'avais acheté des bouquins de survie pleins d'astuces pour faire du feu, des cabanes, des pièges... Finalemnt, je n'ai pas mis grand chose en pratique, mais j'avais quand même potassé.
Qu'est-ce qui vous a le plus manqué pendant votre séjour sur L'île?
G.: A vrais dire...rien! Je savias que cétait pour quarante jours au maximum, qu'il y aurait une fin et je voulais donc profiter de chasue instant sans me créer de manque.
très bizarrement, ma famille, mes amis, je l'ai ai mis entre paranthèses, le temps du jeu. Je n'y pensais pas. Avec du recul, peut-être avec un peu de musique, j'aurias eu plus de pêche...
J.: Pour moi, c'est Olivier. Sans hésitation. Sa voix, sa présence... Mais Grégoire a raison on essayait de vivre au jour le jour sans se poser de questions.
Aviez-vous peur d'avoir le cafard?
J.: Pas du tout. Chez les Rouges, on parlait enormément de nos proches et sa nous donnait pas le spleen, au contraire. C'était pour les rendre présents, comme si ils avaient étés là, avec nous... Ca nous boustait. Quand Simon me parlait de sa Charlotte, j'avais vraiment l'impression de la connaître.
Entre les épreuves de confort de celles d'immunitée, il devait y avoir de longs moments d'innaction. Comment faisiez-vous pour tromper l'ennui?
J.: C'est sûr, on se levait le matin et on attendait le soir. dans un premier temps, on a essayé d'explorer la forêt, d'escalader la falaise. Rapidement, on s'est dit que c'était idiot de se blesser pour rien. Après deux heures de grimpette, on est redescendus et on s'est mis à l'ombre, pour économiser nos forces en attendant les prochaines épreuves. L'attente, c'était des moments privilègiés pour parler de nos vies et de nos proches. Moi, j'avais besoin de ça. C'est sans aucun doute ce qui m'as permis de tenir.
G.: Chez les Guntao, on se baignait, on cherchait du bois pour entretenir le feu. Comme on avait gagner des masques, on pêchait. Grâce aux conseils de Kassoye, on faisait des pièges... Finalemnt, l'activité de manquait pas. Et comme je ne voulais pas pour être épuisés au moment de fournir nos efforts, on se reposait en faisant la sieste.
Et la nuit, vous arriviez à récupérer?
J.: Aucun souci. Simon me racontait des histoires - c'est un très bon conteur - et je somnolais comme un bébé jusqu'au petit matin.
G.: Veinarde! Moi je dormais assez mal parce que j'avais une angoisse terrible que le feu s'éteigne. Je le surveillais toujours d'un oeuil. Il m'arrivait même de me lever en pleine nuit pour le raviver, remettre du bois et souffler. Et puis, la nuit était très humide sur la plage. Laurent et moi, on se réveillait trempés jusqu'au os.
Avez-vous, à un moment ou à un autre du jeu, imaginé tout plaquer, comme Ali, et rentrer chez vous?
J.: J'y ai songé. Forcément c'est mon tempérament. Mais je en voulais surtout pas donner raison à Olivier qui m'avait dit: "Tu ne tiendras pas trois jours!" Et plus on perdait, plus j'avais envie de me battre. Partir sur un échec, c'était hors de question: J'avais la rage.
G.: Moi, j'avais carrément envie de m'évader! Avec Laurent, on voulait frabriquer un radeau et se faire recueillir par des locaux. Ce qui nous retenait, c'était qu'on avit pas de passeport. Sinon j'aurais pris le premier bateau de pêcheurs, j'aurais vécu trois, quatre mois avec eux, à manger des langoustes... Ah, ils auraient moins fait les malins dèrrière leurs caméras!
Que pensez-vous des épisodes diffusés à la télévision?
J.: Faire passer les Batangs pour des fainéant, c'est abuser! On allait quand même chercher à manger, il ne faut pas croire.
G.: J'ai mille frustrations! Tous les vendredis, devant mon poste, j'enrage. La rencontre avec Kassoye, c'était si grandiose... Il nous a appris a faire du feu avec des bambous, à fiare des pièges, à préparer la soupe de coeurs de palmiers. On a discuté avec lui autour de feu, malgré notre anglais approximatif. Tout ça est passé à la trappe! J'avais fabriqué un hameçon aved de vieilles lunettes, une machette pour ouvrir les noix de coco avec une pierre coupante... Il faudrait faire une version intègrale de Koh-Lanta!
Aujourd'hui, vous arrive-t-il d'être arrêtés dans la rue par des fans?
J.: Evidement, on m'en parle, on me demande qui a gagné et mon entourage me charrie. Dans le centre de vacances dont on s'occupe avec Olivier, les enfants sont hystériques. Impossible de regarder l'émission tranquillement!
G. Moi je n'ai plus de Tee-shirts, on me les arrache! Et je fais sensation auprès des mes clientes!